La libellule et le cafard

Sur les herbes d’un marais,
Une jeune libellule aux ailes arc-en-ciel,
Tout juste sortie de son œuf,
S’entreprit à jouer dans le ciel.
Volant de feuille en feuille,
Puis de mare en mare,
S’attardant sur une bulle qu’un crapaud devenu veuf,
Libérait comme une larme,
Se perdant dans son deuil,
Ne reconnaissant plus ses têtards.
La jeune libellule sous le charme
Ne vis que plus tard, dans une haie
Une silhouette discrète.
S’en approchant d’un battement d’aile,
Elle crut voir une sauterelle.
Mais ce n’était qu’une blatte
À la carapace écarlate.
« Que fais-tu ici, ma douce amie ? Demanda la Libellule.
- Je cherche un nouveau foyer.
- Suis moi sans préambule,
Les fées sauront te conduire.
- Mais on me dit que je ne fais que nuire.
Je suis rejeté.
Qui voudrait m’héberger ?
On se moque de moi.
J’ai perdu la foi.
- Calme-toi, petit cancrelat.
Tu me suis et plus tard
Tu accepteras d’être cafard.
Ton destin est loin d’être compris,
Et le ciel me l’a prédit.
Tout être ici-bas
A son rôle à jouer.
Ce que savent les fées.
Tu n’es nuisible que pour les ignorants
Qui ne voient en toi
Qu’un insecte insignifiant.
L’équilibre de la nature dépend aussi de toi.
Restez conforme aux idées reçues,
Ne donne pas une grande vue.
Le Créateur m’a donné ces ailes,
Ça ne fait pas de moi un ange.
Il t’a donné la résilience,
Ça ne fait pas de toi un démon.
La nature est une alliance
Qui réunit tous les dons.
Ainsi, le cafard réconforté
Put dormir dans un nouveau foyer.
Ne rejetez pas celui qui vous dérange
Car il est accepté par les anges.
Si dans la différence vous voyez le démon
Votre âme a besoin de raison.

Jean De La Fontaine

Reçu en séances de ouija, les 1er et 19 mars 2026

par Sylvie Chevalerias, François Cavarec, Patricia et Gilles Martin, Chantal et Guy Faverdin

787693 visites Dernière modification : 24/03/2026 à 06:24
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